Les bonnes affaires d'Hervé de Charette à la Chambre de commerce franco-arabe

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Ancien ministre, député passé par l'UDF, l'UMP, le Nouveau Centre et battu dimanche, avocat, Hervé de Charette s'est octroyé de copieuses hausses de salaires à la tête de la Chambre de commerce franco-arabe qu'il préside. L'association loue, en outre, ses locaux à une SCI dont il est actionnaire. La justice est saisie.

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2012 est une annus horribilis pour l’ancien ministre Hervé de Charette, 73 ans. Dimanche 17 juin au soir, ce descendant de Charles X a perdu son siège de député de Maine-et-Loire, qu’il occupait sans discontinuer depuis 1988 (si l’on excepte une parenthèse ministérielle entre 1993 et 1997). Mais surtout, l’ancien ministre des affaires étrangères de Jacques Chirac, ancien de l'UDF passé par l'UMP puis le Nouveau Centre, est la cible d’accusations graves, qui viennent – pour partie – d’être transmises au parquet de Paris. Elles risquent par ailleurs de lui coûter son poste de président de la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA). Une fonction prestigieuse, mais aussi rémunératrice.