La haine de la police envahit les quartiers populaires de Nantes

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Trois mois après qu’un CRS a tué un jeune homme de 22 ans par balle, ce qui avait provoqué plusieurs jours d’émeutes, les grandes cités de Nantes restent choquées et révoltées. La rupture est actée avec la police, dont le comportement est systématiquement dénoncé tandis que la mairie est aussi mise en cause.

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Nantes, de notre envoyé spécial.– « Tout le monde déteste la police ! » Le slogan favori des têtes de manifestations parisiennes est en train de s’installer durablement dans les principaux quartiers populaires de Nantes. Que les jeunes des cités – comme il est convenu de dire – n’aiment pas les forces de l’ordre n’est pas une nouveauté. Mais l’agglomération de Nantes (où 54 000 personnes vivent dans des quartiers prioritaires de la politique de la Ville) avait jusqu’alors toujours échappé aux émeutes urbaines et aux affrontements d’ampleur avec les policiers.