A Grand-Quevilly, le PS espère conserver un bastion historique

Par Manuel SANSON (Le Poulpe)

Cette commune proche de Rouen (Seine-Maritime) fut le fief de Laurent Fabius. Opposition réduite à la portion congrue, accusations de clientélisme, notamment dans l’attribution de logements : enquête sur un « système »

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Grand-Quevilly : le nom de cette commune normande ne dit peut-être rien hors des frontières de la région. Mais la municipalité, administrée par le PS depuis des décennies, apparaît comme le dernier vestige d’un fief politique : celui du socialiste Laurent Fabius, qui l’avait lui-même reçu en héritage à la suite du départ de l’emblématique député-maire Tony Larue. Depuis cette commune de la rive gauche de Rouen, l’actuel président du Conseil constitutionnel a méticuleusement tissé sa toile en Seine-Maritime. « C’est le point de départ », confirme Antoine Rensonnet, docteur en histoire politique et fin connaisseur de l’expansion fabiusienne des années 1990 et 2000.