Pour l'égalité des chances, «il faut miser sur l’école maternelle et primaire»

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Alors que la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, fait la promotion des « parcours d'excellence », ce nouvel outil devant permettre aux collégiens et lycéens des établissements prioritaires de bénéficier de tuteurs afin de les aider à intégrer des filières prestigieuses, Agnès van Zanten, spécialiste de la politique éducative, estime que ce type de dispositif a une efficacité limitée.

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Pour tenter de corriger les inégalités et pour faciliter l’accès d’élèves de milieu modeste aux études supérieures, la ministre de l’éducation nationale a annoncé, lundi 18 janvier à Lille, la création de « parcours d’excellence » dans les 352 établissements labellisés réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +). Tutorat, aide aux devoirs et sorties culturelles sont au programme et s’adresseront aux élèves volontaires dès la rentrée 2016. Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS, travaille à l'Observatoire sociologique du changement et est spécialiste des politiques éducatives. Dans un entretien à Mediapart, elle estime qu’il s’agit surtout de « saupoudrage » et que cela ne suffira pas pour résorber les disparités. D'autant que l'impact réel de ces initiatives, déjà peu ou prou expérimentées dans le passé, est difficile à mesurer.