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Pôle emploi : des petits fours qui passent mal

22 février 2013 | Par Mathilde Mathieu

En pleine crise, la direction générale de Pôle emploi a dépensé plus de 75 000 euros (hors taxes) pour ses vœux de fin janvier, d’après des éléments recueillis par Mediapart.

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En pleine crise, la direction générale de Pôle emploi a dépensé plus de 75 000 euros (hors taxes) pour ses vœux de fin janvier, d’après des éléments recueillis par Mediapart. En interne, ces chiffres font quelque peu grogner.

La seule facture du traiteur indique 53 773 euros nets pour un cocktail dînatoire servi à 900 invités (notamment des cadres de la direction générale de Pôle emploi basée à Paris), soit tout de même 60 euros de vins et petits fours par personne, alors que certaines administrations ont supprimé leur cérémonie cette année pour réaliser des économies.

Sollicitée, la direction de la communication de Pôle emploi précise que ces vœux ont coûté légèrement moins cher qu’en 2012 (« On doit être à 3 000 ou 4 000 euros en dessous de l’an dernier »).

L’établissement public a tout de même fait appel au traiteur Butard Enescot, « créateur de réception » qui revendique une « clientèle de prestige », et opté pour le palais des congrès de Montreuil. Une poignée de cars ont dû transporter les « Parisiens » à pied d’œuvre – bien que le métro s’arrête à 200 mètres.

Certains bus n'ont pas fait le plein, des agents ayant préféré sécher le grand discours de Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi. « Ce n’est pas tant le coût qui a pu gêner, explique Véronique Pasty, secrétaire générale adjointe du SNU (FSU), principal syndicat de la maison. C’est plutôt le discours servi aux agents, la bonne parole sur le plan “Pôle emploi 2015” qu'ils n'avaient pas forcément envie d'entendre. » Ce plan stratégique, élaboré l'an passé par la direction générale, est censé aider Pôle emploi à mieux affronter le chômage de masse et remédier au malaise des conseillers (qui suivent en moyenne 165 demandeurs d’emploi chacun).

Le plan “Pôle emploi 2015” a provoqué des tensions au siège lui-même, réorganisé de fond en comble, avec des directions qui fusionnent et des personnels parfois déboussolés.