« Hélène et moi habitons un appartement que nous aimons beaucoup […]. Il est grand, lumineux, surnaturellement calme », confiait Emmanuel Carrère, en janvier 2012, à l’écrivain et idéologue Renaud Camus par une lettre dans laquelle il parvenait à dire tout à la fois son amitié intacte bien que distante pour l’homme et une profonde aversion pour ses idées – le « grand remplacement » et autres délires paranoïaques. C’est vrai, l’appartement parisien de l’auteur de Limonov (prix Renaudot 2011) est exactement ainsi. C’est là qu’il m’a reçu, mardi 16 février, deux heures durant.