A Nersac en Charente, le combat des «contaminés du cadmium»

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Depuis dix mois, les 329 salariés du groupe Saft, champion français des batteries, s'opposent à la cession de leur usine. Derrière ce combat, « un scandale sanitaire », celui du cadmium, métal extrêmement toxique. Les seuils d'exposition mis en place dans l'usine dépassaient largement les recommandations. Les syndicats assignent ce mercredi le groupe.

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C’est une histoire comme on en relate des dizaines dans les journaux en ces temps “modernes”. Celle d’une intersyndicale, qui au nom de 329 salariés sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, se démène contre son patron, le groupe SAFT, une multinationale française flamboyante (263 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2012), qui veut se débarrasser de l’usine de leur vie sur le site de Nersac en Charente à quelques kilomètres d’Angoulême.