Exilés: la destruction de la «jungle» ou le fantasme de l’invisibilité

Des CRS sont intervenus ce mardi matin pour évacuer la principale «jungle» de Calais. Selon le ministre de l'immigration, 276 migrants, dont 135 mineurs, ont été interpellés. Le campement, sur lequel s'étaient installés jusqu'à 800 Afghans, a été détruit à coups de bulldozers. Cette opération de police s'inscrit dans le projet des gouvernements successifs depuis le milieu des années 1980 de cacher la présence de ces hôtes jugés indésirables. Après avoir fermé Sangatte fin 2002, Nicolas Sarkozy s'était vanté d'avoir «résolu le problème». Analyse.

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Annoncée la semaine dernière, l'évacuation de la principale «jungle» de Calais a eu lieu mardi 22 septembre au matin. Vers 7 heures 30, plusieurs dizaines de CRS ont encerclé le campement installé près du port, avant d'y pénétrer pour déloger un à un les migrants et les militants venus s'interposer. Moins d'une heure plus tard, les Afghans présents sur les lieux avaient tous été arrêtés laissant, sur place, les banderoles qu'ils avaient préparées: «Nous voulons l'asile en Europe», «Nous ne voulons pas retourner chez nous, même si nous mourrons ici», «Nous avons besoin d'abri et de protection», «Nous voulons la paix», «La jungle est notre maison, s'il vous plait ne la détruisez pas. Si vous le faites, où irons-nous?»

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