De Clearstream à Bettencourt: un magistrat décrit les interventions politiques

C'est une leçon de choses sur le sort réservé aux dossiers judiciaires les plus sensibles. Le Syndicat de la magistrature rend public un long témoignage d'un magistrat de la direction des affaires criminelles, à la Chancellerie: c'est le récit de «petits arrangements du ministre avec ses gentils procureurs généraux, pour influencer le cours de la vilaine justice».

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C'est une leçon de choses judiciaires. Un témoignage sans précédent, publié par le Syndicat de la magistrature (SM), qui a interrogé un magistrat placé à l'endroit clef du ministère de la justice où l'appareil judiciaire rencontre le pouvoir politique. «Un magistrat de la direction des affaires criminelles révèle les petits arrangements de la Chancellerie, avec ses gentils procureurs généraux, pour influencer entre bons amis le cours de la vilaine justice», indique la revue du SM, en préservant l'anonymat du fonctionnaire. A l'heure des affaires Clearstream, Karachi ou Woerth-Bettencourt, on est très loin des discours officiels sur l'indépendance de l'autorité judiciaire et, même, de la loi pénale.

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