Tapie : la justice face à de nouvelles embûches

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Après l'annulation de l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais, la justice est confrontée à un double défi. Au civil, elle devra établir que le Crédit lyonnais n'a jamais floué Bernard Tapie. Et au pénal, elle ne peut se borner à sanctionner ceux qui ont participé à l'arbitrage frauduleux. Elle doit trouver et punir ses commanditaires.

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Depuis que la cour d’appel de Paris, par un arrêt rendu le 17 février, a jugé recevable le recours introduit contre la sentence de l’affaire Adidas/Crédit lyonnais, annulant du même coup l’arbitrage frauduleux qui avait fait la fortune de Bernard Tapie, l’épilogue de ce scandale d’État semble enfin se dessiner. À l’occasion d’une nouvelle audience, le 29 septembre prochain, cette même cour d’appel rejugera une bonne fois pour toutes le différend commercial, vieux de plus de vingt ans, entre Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR – la structure publique de cantonnement créée en 1995 qui a hérité des actifs douteux du Crédit lyonnais, et a reçu en legs la confrontation judiciaire initiée par l’homme d’affaires contre l’ex-banque publique au sujet de la vente du groupe de sports Adidas) (lire Affaire Tapie : l’arbitrage frauduleux est annulé).