Avocats et magistrats enterrent (provisoirement) la hache de guerre

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Le président du tribunal de Paris et la bâtonnière des avocats ont fumé le calumet de la paix jeudi 23 mai, après l’expulsion d’une avocate par les forces de l’ordre à la demande d’une juge d’instance. Une affaire sans précédent, qui s’ajoute à d’autres incidents. 

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Deux heures de discussions franches et directes ont été nécessaires, jeudi 23 mai, pour arriver à un compromis et rédiger un communiqué commun. Les représentants des 29 000 avocats parisiens, d'un côté, le président du tribunal de grande instance de la capitale et son staff, de l'autre. Après un rassemblement silencieux d'une centaine de robes noires dans l'atrium du nouveau tribunal des Batignolles, à 13 heures, la bâtonnière Marie-Aimée Peyron, le vice-bâtonnier Basile Ader et celle qui lui succédera l'an prochain, Nathalie Roret, ont été reçus (le rendez-vous était déjà fixé) et ont exposé leurs griefs au président, Jean-Michel Hayat, et à la première vice-présidente chargée du tribunal d'instance, Sophie Degouys.