Pourquoi l'affaire Coupat nous concerne tous

Depuis bientôt six mois, Julien Coupat est en détention provisoire, soupçonné d'être le chef d'une association de malfaiteurs dont le terrorisme serait l'entreprise. Ses avocats clament que le dossier est vide, tandis que le pouvoir affirme qu'il va se remplir. Mediapart a jusqu'ici factuellement montré les failles de l'enquête. Le temps nous semble maintenant venu d'expliquer pourquoi l'affaire de Tarnac n'est pas marginale, mais essentielle.

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Depuis bientôt six mois, Julien Coupat est en détention provisoire, soupçonné d'être le chef d'une association de malfaiteurs dont le terrorisme serait l'entreprise. Agé de 34 ans, il est le seul des neuf mis en examen de l'affaire de Tarnac encore emprisonné. Ses avocats et ses proches clament que le dossier est vide, tandis que le pouvoir, police et justice à l'unisson, affirme qu'il va se remplir. La principale pièce à charge y reste un livre, L'Insurrection qui vient, dont l'éditeur, Eric Hazan, a récemment été entendu par les policiers de l'anti-terrorisme. Mediapart a jusqu'ici factuellement montré les failles de l'enquête et les faiblesses de l'accusation. Le temps nous semble maintenant venu d'expliquer pourquoi l'affaire Coupat n'est pas marginale, mais essentielle. Et pourquoi le sort de ces jeunes, dont on peut évidemment ne pas partager les engagements, devrait mobiliser tous les défenseurs des libertés fondamentales, sans distinction ni restriction.

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