Macron-Benalla: l’enquête s’oriente sur les facilités de «l’homme du président»

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Les auditions devant le Sénat et l’Assemblée des hauts fonctionnaires de police et de gendarmerie ont montré l’ampleur des dérogations accordées par l’Élysée à son chargé de mission Alexandre Benalla. Et comment l’Élysée avait obtenu pour lui auprès du préfet de police le permis de port d’arme que le ministère de l’intérieur lui avait refusé. Derrière l'affaire, les questions s'accumulent sur la création d'une nouvelle direction de la sécurité du président.

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Pour aller si loin, et contourner autant de règles, il fallait un feu vert du plus haut niveau. Et c’est celui du directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, qui généralement s’allumait en faveur d’Alexandre Benalla, à en croire les auditions des commissions d’enquête du Sénat et de l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron n’a pas eu tort de revendiquer, mardi soir, sa responsabilité devant les députés de la majorité réunis à la Maison de l’Amérique latine à Paris. « Le seul responsable, c'est moi et moi seul », a-t-il martelé. Mercredi, les enquêteurs se sont rendus à l’Élysée pour y perquisitionner le bureau d’Alexandre Benalla, en sa présence.