L’affaire Macron-Benalla

L’affaire Benalla provoque la crise la plus grave de la présidence Macron. Une affaire où la privatisation de la sécurité présidentielle, avec ses dérives barbouzardes, dévoile la part d’ombre du monarchisme macronien. Retrouvez nos enquêtes, entretiens et partis pris.

Affaire Benalla-Crase: la victime du Jardin des plantes raconte

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Interpellation de Khélifa M. par Alexandre Benalla et Vincent Crase – Jardin des plantes. © Alamy Stock photo Interpellation de Khélifa M. par Alexandre Benalla et Vincent Crase – Jardin des plantes. © Alamy Stock photo

Khélifa M. raconte comment le 1er mai, au Jardin des plantes à Paris, Alexandre Benalla et Vincent Crase l’ont violemment interpellé. À la suite de la diffusion de ces vidéos par Mediapart, le parquet de Paris a élargi l’enquête à ces nouveaux faits. Auditionné dans le cadre de l'enquête, Khélifa M. annonce vouloir déposer plainte.

Derrière l’affaire Benalla, la légitimation des violences policières

 © Tristant Goldbronn © Tristant Goldbronn

Plusieurs hauts fonctionnaires jugent « légitimes » les violences commises le 1er mai dernier par l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron et justifient ainsi l’absence de procédure à son encontre. À leurs yeux, le seul problème, c’est qu’il n’était ni policier ni gendarme.

Benalla ou le deuxième corps du roi Macron

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Mars 2017 à Villers-Cotterets (Aisne). Emmanuel Macron, flanqué d’Alexandre Benalla, visite la maison natale d’Alexandre Dumas. © Reuters Mars 2017 à Villers-Cotterets (Aisne). Emmanuel Macron, flanqué d’Alexandre Benalla, visite la maison natale d’Alexandre Dumas. © Reuters

Comme le manifestant de la place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla a défait le président d’un seul coup, et plus accompli en une journée que toutes les critiques adressées au chef de l’État depuis un an. Et toutes sirènes hurlantes, il a conduit Emmanuel Macron jusqu’à ce moment où un président perd à la fois la confiance des électeurs et sa crédibilité en tant que narrateur politique.

Affaire Benalla: encore un conseiller bien caché!

Par et Jacques Massey
Le palais de l’Élysée. © Reuters Le palais de l’Élysée. © Reuters

Alexandre Benalla n’était pas le seul pivot de l’équipe de sécurité d’Emmanuel Macron. Mediapart reconstitue le réseau informel de ces conseillers de l’ombre du président, et révèle l’existence d’un autre de ses membres, Alexandre Carayon, placé au renseignement et à la lutte contre le terrorisme. Des « copinages malsains » au cœur de l’Élysée.

Au Mans, après l’affaire Benalla: «Macron prouve juste qu’il est un homme de pouvoir comme les autres»

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Sur la plage de Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe. © Justine Brabant Sur la plage de Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe. © Justine Brabant

Cherchant à minimiser l’affaire Benalla, la secrétaire d’État Marlène Schiappa avait affirmé que le sujet n’intéresse pas « les gens ». Mediapart a arpenté sa ville du Mans, des beaux quartiers à une base de loisirs plus populaire. Beaucoup se disent blasés de la politique, de l’« ancien » comme du « Nouveau monde ».

L’affaire Benalla est bien une affaire Macron

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Alexandre Benalla et Emmanuel Macron. © Reuters Alexandre Benalla et Emmanuel Macron. © Reuters

Il n’y a pas d’Alexandre Benalla à l’Élysée sans Emmanuel Macron, auquel le premier doit tout. Mais il n’y a pas non plus d’affaire Benalla sans le soutien apporté par le président de la République à son homme de confiance. C’est cette couverture, jusqu’au mensonge, qui en fait une affaire d’État.

Affaire Benalla: les commissions d’enquête révèlent des zones d’ombre

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Gérard Collomb devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 23 juillet. © Reuters Gérard Collomb devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 23 juillet. © Reuters

Les dix jours d’auditions à l’Assemblée et au Sénat ont permis de retracer plus précisément la chronologie de l’affaire impliquant l’Élysée, mais surtout de soulever les incohérences sur la « sanction » prononcée par le Palais ainsi que les zones d’ombre sur le rôle tenu par l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron. L'enquête du Sénat reprendra en septembre.

Voici la liste des conseillers et personnels de l’Elysée logés quai Branly

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 © Google Street View © Google Street View

Mediapart dévoile la liste des résidents du « quai Branly » à la date de décembre 2017, l'annexe où sont logés des personnels de l’Élysée et des collaborateurs d’Emmanuel Macron. C’est là qu’Alexandre Benalla s’apprêtait à emménager, dans un 80 m2. Nous publions également le fichier des occupants des « années Hollande ».

Motions de censure: le «nouveau monde» obtient une victoire à la Pyrrhus

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Édouard Philippe à la fin de son discours lors du débat sur les deux motions de censure, le 31 juillet 2018. © REUTERS/Philippe Wojazer Édouard Philippe à la fin de son discours lors du débat sur les deux motions de censure, le 31 juillet 2018. © REUTERS/Philippe Wojazer

Comme prévu, les deux motions de censure soutenues par Les Républicains d'un côté et par les groupes de la gauche de l'autre ont été rejetées à l'Assemblée nationale. Cette journée, dense et tendue, était le dernier avatar d'une crise politique du pouvoir qui laissera des traces.

1er mai: deux nouvelles vidéos montrent l'implication de Benalla et Crase dans une autre interpellation

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Alexandre Benalla a bien procédé à des interpellations lors de la manifestation du 1er mai, contrairement à ce qu’il déclare. Deux nouvelles vidéos que diffuse Mediapart révèlent comment, avec Vincent Crase, employé de LREM,  il participe au maintien de l’ordre de façon musclée. 

1er mai: La République en marche annonce finalement le licenciement de Vincent Crase

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Vincent Crase et Alexandre Benalla le 1er mai à Paris. © Capture d'écran YouTube Vincent Crase et Alexandre Benalla le 1er mai à Paris. © Capture d'écran YouTube

Grâce à une vidéo inédite, Mediapart révèle à nouveau le rôle joué par Vincent Crase, vu au côté d'Alexandre Benalla le 1er mai 2018 en train d’interpeller un homme. Mis en examen pour « violences en réunion » et « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique », ce salarié de LREM va être licencié, a annoncé mardi Christophe Castaner.

Affaire Benalla: Emmanuel Machiavel contre Jean-Luc Robespierre

Par Nicolas Lebourg
Le chargé de mission Alexandre Benalla, le 1er mai à Paris. © DR Le chargé de mission Alexandre Benalla, le 1er mai à Paris. © DR

Un échange entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon sur la vertu en politique, le 24 juillet à l'Assemblée, offre peut-être l'une des meilleures clés de compréhension de l'affaire Benalla. En oubliant l'éthique, “Jupiter” se trouve liquidé. Ne reste plus que le prince, machiavélien, qui légitime son autorité par la démonstration de son exercice.

Affaire Benalla: la folle semaine de la majorité à l’Assemblée

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 © Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer © Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

L’affaire Benalla a bousculé La République en marche au Palais-Bourbon. S'ils disent avoir encaissé les coups et mûri politiquement durant cette séquence éprouvante, les députés ont finalement décidé de protéger coûte que coûte Emmanuel Macron. Mardi 31 juillet seront discutées deux motions de censure, l’une déposée par le groupe LR, l’autre par les groupes FI, GDR et Nouvelle Gauche.

Affaire Benalla: le jeu trouble de l’Elysée avec les images volées de la préfecture

Le chargé de mission Alexandre Benalla, le 1er mai à Paris. © DR Le chargé de mission Alexandre Benalla, le 1er mai à Paris. © DR

Selon les documents obtenus par Mediapart, plusieurs comptes Twitter soutiens de LREM ont diffusé, jeudi 19 juillet, les images de la vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, avant de les effacer. Alexandre Benalla a reconnu les avoir transmises à l’Élysée peu après les révélations du Monde. Vendredi 27 juillet, le parquet a élargi l'enquête à d'éventuels faits de « recel de détournements d'images issues d'un système de vidéoprotection ».

Deux nouvelles plaintes ciblent Benalla pour le 1er mai

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Capture vidéo © « Libération » Capture vidéo © « Libération »

Alexandre Benalla a pris part aux opérations de maintien de l’ordre de la journée du 1er mai, avant les événements survenus sur la place de la Contrescarpe, selon une vidéo publiée vendredi 27 juillet par Libération. Le rapport d’enquête de l’IGPN, rendu public au même moment, cherche encore une fois à circonscrire l’affaire à de simples dysfonctionnements internes à la préfecture de police.

En infraction avec la «loi transparence», l’Elysée régularise ses chargés de mission

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Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, jeudi 26 juillet © Reuters Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, jeudi 26 juillet © Reuters

L’affaire Benalla a braqué les projecteurs sur les « chargés de mission » officieux de l’Élysée, qui ne remplissent ni déclaration de patrimoine, ni déclaration d’intérêts. La loi sur la transparence, pourtant, les y oblige. Jeudi 26 juillet, le secrétaire général du palais a annoncé que leur situation serait « régularisée ».

Macron-Benalla: l’enquête s’oriente sur les facilités de «l’homme du président»

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Extrait du permis de port d'armes d'Alexandre Benalla. © Document Mediapart Extrait du permis de port d'armes d'Alexandre Benalla. © Document Mediapart

Les auditions devant le Sénat et l’Assemblée des hauts fonctionnaires de police et de gendarmerie ont montré l’ampleur des dérogations accordées par l’Élysée à son chargé de mission Alexandre Benalla. Et comment l’Élysée avait obtenu pour lui auprès du préfet de police le permis de port d’arme que le ministère de l’intérieur lui avait refusé. Derrière l'affaire, les questions s'accumulent sur la création d'une nouvelle direction de la sécurité du président.

Macron-Benalla: «Concentrer trop de pouvoir, c’est aussi être très vulnérable»

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Bastien François sur le plateau de Mediapart Live en juin 2017. © Mediapart Bastien François sur le plateau de Mediapart Live en juin 2017. © Mediapart

Pour le politologue Bastien François, le scandale qui atteint Emmanuel Macron illustre les limites de la Ve République. En donnant tous les pouvoirs à un président intouchable, elle fait naître une crise politique incontrôlable.

Macron-Benalla: les «chargés de mission» de l’Elysée échappent aux obligations de transparence

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Le contrat de travail d'Alexandre Benalla. © Document Mediapart Le contrat de travail d'Alexandre Benalla. © Document Mediapart

Mediapart révèle les contrats de travail d’Alexandre Benalla et de cinq autres « chargés de mission » de l’Élysée. Ces conseillers officieux, dont la nomination n’apparaît pas au Journal officiel, échappent aux contrôles de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Affaire Benalla: l’Elysée joue la confrontation

Patrick Strzoda à l'Assemblée mardi. © Reuters Patrick Strzoda à l'Assemblée mardi. © Reuters

Emmanuel Macron a juré mardi soir être le « seul responsable » de l’affaire Benalla. « Qu’ils viennent me chercher », a-t-il lancé. À l’Assemblée, les députés d’opposition n’ont pas été convaincus par l’audition d’un des principaux collaborateurs du président et réclament celle du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler. Au Sénat, les syndicats de policiers ont dénoncé le rôle d’Alexandre Benalla, qui « faisait régner la terreur ».

Droite: les vaincus de l’affaire Fillon croient tenir leur revanche

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Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête parlementaire, et le député Éric Ciotti, en avril 2018. Reuters/Charles Platiau Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête parlementaire, et le député Éric Ciotti, en avril 2018. Reuters/Charles Platiau

Les députés Les Républicains, qui veulent déposer une motion de censure contre le gouvernement, espèrent profiter de la séquence Benalla pour redevenir audibles. Ils sont persuadés qu’ils tiennent là leur revanche, après le naufrage de l’affaire Fillon l’an dernier.

Les auditions de Gérard Collomb et du préfet de police accablent l’Elysée

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Les déclarations de Gérard Collomb et du préfet Michel Delpuech, auditionnés lundi à l’Assemblée, mettent en cause l’Élysée. Alain Gibelin, patron de la DOPC, contredit sa version.

A l’Assemblée: «Le système va craquer»

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Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, lors de son audition à l'assemblée nationale le 23 juillet 2018. © Reuters Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, lors de son audition à l'assemblée nationale le 23 juillet 2018. © Reuters

Au premier jour de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, l’opposition a maintenu la pression. Principale victoire, le report du débat sur la réforme constitutionnelle.

Boris Vallaud: «On y va crescendo»

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Boris Vallaud © Reuters Boris Vallaud © Reuters

Le député socialiste exprime sa « frustration » au terme de la première journée d'audition de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla. Il demande l'audition de plusieurs collaborateurs de l'Élysée.

Informé dès le 2 mai, Gérard Collomb a couvert les agissements d'Alexandre Benalla

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Gérard Collomb, le soir du 1er mai, avec le préfet de police Michel Delpuech. © @GerardCollomb Gérard Collomb, le soir du 1er mai, avec le préfet de police Michel Delpuech. © @GerardCollomb

Entendu lundi par la commission d’enquête sur l’affaire, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a confirmé avoir salué le conseiller présidentiel Alexandre Benalla le soir des incidents du 1er mai, à la préfecture de police de Paris. Il a déclaré avoir été prévenu des faits de violence de la Contrescarpe, dès le lendemain, mais il n’a pas averti la justice. 

La présidence Macron face à sa part d’ombre

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L’affaire Benalla évoque un climat nauséabond de basse police et de cabinet privé au cœur de l’Élysée. Cette privatisation de la sécurité présidentielle, avec ses dérives barbouzardes, dévoile la part d’ombre du monarchisme macronien.

Affaire Benalla: le pouvoir K.O. debout

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla © Reuters Emmanuel Macron et Alexandre Benalla © Reuters

Avec l’affaire Benalla, la stratégie de « l’homme seul » qui avait porté Emmanuel Macron au pouvoir se retourne aujourd’hui contre lui. Sa majorité est dépassée. Les oppositions politiques tiennent leur revanche sur le président-monarque. 

 

L’affaire Benalla perce la bulle du cabinet Macron

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Arrivée de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le 14 mai. © Reuters Arrivée de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, le 14 mai. © Reuters

Nombre de ceux qui ont participé à la campagne d’Emmanuel Macron constituent aujourd’hui encore sa garde rapprochée à l’Élysée. La conquête du pouvoir et la confiance aveugle que le président leur accorde en a déconnecté plus d’un. Malgré l’affaire Benalla, beaucoup peinent à se raccorder à la réalité.

Nouvelle vidéo: Benalla a fait interpeller sa victime

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Alexandre Benalla et Vincent Crase violentent le jeune homme place de la Contrescarpe. © DR Alexandre Benalla et Vincent Crase violentent le jeune homme place de la Contrescarpe. © DR

Une nouvelle vidéo que révèle Mediapart montre le conseiller élyséen donnant un violent coup de pied à la victime de la place de la Contrescarpe, le 1er mai, avant de le faire interpeller. 

Benalla place de la Contrescarpe: une nouvelle vidéo accablante

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Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai 2018. © Document Mediapart Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai 2018. © Document Mediapart

Mediapart s’est procuré une nouvelle vidéo de l’opération de la place de la Contrescarpe. Elle met en lumière de nouvelles violences commises sur le manifestant, et le rôle central du conseiller d’Emmanuel Macron dans son interpellation.

Les zones grises du faux policier de l’Elysée

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 © Reuters © Reuters

Les violences commises par Alexandre Benalla posent la question de la responsabilité de l’Élysée, qui a dissimulé au parquet les faits survenus le 1er mai. Ces protections posent aussi la question du statut de ce collaborateur.

Affaire Benalla: à l’Assemblée nationale, les oppositions rêvent de la chute de la maison Macron

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Après avoir obtenu la création d’une commission d’enquête, les députés de l’opposition, de gauche comme de droite, exigent que le pouvoir vienne s’expliquer dans l’hémicycle.

L’affaire Benalla sème la panique à l’Elysée

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L’Élysée a reconnu que le « Monsieur sécurité » d’Emmanuel Macron avait bien frappé un jeune manifestant le 1er mai, mais refuse de s’en séparer. En déplacement en Dordogne, le président fait l’autruche.

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