Essoré par les élections, EELV lance une opération survie

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Sans député, quasiment sans financement public, le parti écologiste se retrouve à Dunkerque pour ses journées d’été. Premier épisode d’un grand chambardement à venir. « Il faut remettre à plat le projet, la forme parti qui est la nôtre, et notre relation au pouvoir », estime son secrétaire national, David Cormand.

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Dunkerque (Nord), envoyé spécial.– C’est la punchline du dernier film de Christopher Nolan, Dunkerque : « 400 000 hommes encerclés, un miracle pour les sauver. » Ce pourrait bien être aussi le sous-titre des journées d’été d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), qui se tiennent depuis jeudi dans la ville du Nord martyre de la Seconde Guerre mondiale. À la différence près que les écolos sont loin d’être 400 000. Les effectifs du parti ont fondu ces dernières années : ils sont un peu plus de 4 000 à jour de cotisation, et environ 500 à participer aux journées. Et le parti est bien en danger.