«Gilets jaunes»: l’outre-mer en avance d’une colère

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Sur l’île de La Réunion, le blocage et les émeutes constituent le symptôme éruptif d’un malaise profond : l’outre-mer français dans son ensemble fait face à des crises commerciales, écologiques et identitaires, auxquelles doit aussi se préparer l’Hexagone.

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Alors que dans une intervention télévisée, le premier ministre Édouard Philippe affirmait « entendre » le désarroi et la colère des « gilets jaunes » dans l’Hexagone, la réaction de l’exécutif face à la crise qui secoue l’île de La Réunion depuis une semaine a été bien différente. Dans un tweet daté du 21 novembre, le président de la république Emmanuel Macron choisissait la fermeté pour s’adresser aux Réunionnais. « Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave, déclarait le chef de l’État sur le réseau social. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public. Nous serons intraitables car on ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues. »