Ses Derniers articles

  • Guyane: de la crise sociale à la crise technocratique

    Par julien sartre et Marion Briswalter

    En Guyane, le mouvement de contestation est scindé entre les partisans de la ligne dure, qui veulent poursuivre les barrages, et les adeptes du dialogue avec Paris. Pendant ce temps, dans la capitale, faute d'espace politique et d'interlocuteur légitime, le gouvernement échafaude avec peine des solutions techniques pour pallier dans l'urgence le manque d'infrastructures de ce territoire français en Amérique du Sud.

  • Outre-mer: des territoires en route vers l’absurde

    Par julien sartre
     © Eric Bosc © Eric Bosc

    « Pacte d’avenir », loi d’orientation économique ou d’« égalité réelle » : les programmes et les lois-cadres se succèdent dans l’outre-mer depuis des décennies. Sans influence notable sur l’environnement social de 2,7 millions de Français ultramarins. La faute à un modèle de développement périmé, qui ne semble pas près d’être remis en question.

  • Mayotte s’enfonce dans la pénurie d’eau

    Par julien sartre

    Depuis trois mois, l’eau est rationnée dans le sud de l’île. L'exaspération monte parmi la population à mesure que la situation sanitaire se dégrade. Surtout, malgré un plan « Urgence eau Mayotte » mis en place par le gouvernement, rien n’indique que la pénurie sera résolue avant le début de la saison sèche, en juin.

  • La France bafoue les droits des «peuples autochtones»

    Par julien sartre

    La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a rendu public, jeudi, un avis où elle appelle la France à reconnaître comme « peuples autochtones » les Kanaks de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane. Ces populations subissent de graves violations de leurs droits fondamentaux.

  • Les «Réunionnais de la Creuse» veulent obtenir réparation

    Par julien sartre

    Déportés de leur île de la Réunion vers les départements ruraux de la métropole alors qu’ils n’étaient que des enfants, ceux qu’on appelle les « Réunionnais de la Creuse » sont en train d’obtenir une reconnaissance partielle du préjudice qu’ils ont subi.

  • Oscar Temaru veut être le candidat de la décolonisation

    Par julien sartre
    Oscar Temaru, en 2015 © Saga70 - Wikimedia commons Oscar Temaru, en 2015 © Saga70 - Wikimedia commons

    Le leader indépendantiste polynésien est de passage dans l'Hexagone afin d'obtenir les parrainages d'élus de sensibilité nationaliste et régionaliste, en vue de l'élection présidentielle. Il ne cherche pas à être élu, mais plutôt à faire valoir « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».

  • La question du nucléaire en Polynésie n'est plus «négligeable»

    Par julien sartre
    Explosion nucléaire à Mururoa, en 1966 © Mémorial de Mururoa - murururoa.org Explosion nucléaire à Mururoa, en 1966 © Mémorial de Mururoa - murururoa.org

    L'Assemblée nationale a voté la suppression du facteur « risque négligeable » dans le calcul des indemnisations des victimes des essais militaires français. Pour les élus polynésiens et les associations, c'est une étape importante vers des réparations financières et la reconnaissance « du fait nucléaire » dans le Pacifique.

  • L’armée américaine reste dans l'archipel des Chagos

    Par julien sartre

    Le 1er janvier 2017, Londres et Washington ont renouvelé pour vingt ans le bail d’occupation de l’archipel des Chagos, qui abrite une base militaire américaine stratégique, au carrefour du Moyen-Orient et de l’Asie. La Grande-Bretagne avait déporté les habitants de ces îles de l’océan Indien en 1967.

  • La bataille du chèque fait rage dans l'outre-mer

    Par julien sartre

    Deux entrepreneurs de La Réunion ont développé un moyen innovant de sécuriser les transactions par chèque, afin d'éviter les nombreux impayés chaque année. Avec des élus et plusieurs associations, ils demandent la possibilité d'une expérimentation sur leur île mais se heurtent au secteur bancaire et à son allié, le gouvernement.

  • Paul Vergès, dernier pilier communiste de La Réunion

    Par julien sartre

    Paul Vergès, doyen du Sénat, figure du communisme international, a incarné les rapports compliqués de la République avec ses territoires à décoloniser. Il ne laisse pas d'héritier mais les politiques publiques ont pris le relais de ses idées.