À quelques mois du référendum sur l’indépendance, Mediapart part à la rencontre des Calédoniens, au-delà de l’opposition éculée Kanak-Caldoches. Troisième volet avec les Zoreil, les métropolitains du Pacifique, une communauté si critiquée que le mot qui les désigne est presque une insulte. Exclus du corps électoral référendaire, certains réclament pourtant une représentation politique.
À quelques mois du référendum sur l'indépendance, Mediapart part à la rencontre des Calédoniens, au-delà de l'opposition éculée Kanak-Caldoches. Deuxième volet avec les Wallisiens et Futuniens, peuple du Pacifique qui a migré en nombre en Nouvelle-Calédonie. La colonisation et les arrière-pensées politiques ont jeté une ombre sur leurs relations avec les Kanak, pourtant anciennes.
À trois mois du référendum sur l’indépendance, Mediapart part à la rencontre des peuples calédoniens, au-delà de l’opposition éculée Kanak-Caldoches. Premier volet chez les Kanak de Saint-Louis, une tribu à la mauvaise réputation, à l’histoire tourmentée, que des décennies de souffrances et d’histoire coloniale ont poussée à la création d’une langue, le tayo.
Trente ans après les accords qui ont ramené la paix civile en Nouvelle-Calédonie, les partis indépendantistes sont à nouveau réunis sous la bannière du FLNKS en vue du référendum pour accéder à la pleine souveraineté. Les projections donnent cependant une large avance au « non ».
Les Assises des Outre-mer ont été clôturées jeudi 28 juin, à Paris, par Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat a pris position sur des sujets comme le droit du sol à Mayotte, à restreindre, la suppression de France Ô ou encore la « surrémunération » des fonctionnaires et rendu publiques quelques nouvelles mesures.
Pour les uns, le sujet est « réglé » depuis longtemps. Pour les autres, en 2018, revendiquer des terres au nom du peuple kanak est légitime et indispensable. Quarante ans après les premières restitutions, et à cinq mois du référendum sur l’indépendance, le foncier accapare toujours la vie publique du Caillou.
Durant son voyage officiel de trois jours, le président de la République a donné des gages symboliques aux indépendantistes tout en envoyant des signaux aux partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Il a maintenu sa visite sur l’île d’Ouvéa, mais il s’est tenu en retrait lors de la remise de gerbes sur la tombe des 19 Kanak morts à la suite de l’assaut donné par l’armée il y a trente ans.
Membre du groupe de Kanak réfugiés avec ses otages dans la grotte en 1988, président de l’Association des anciens prisonniers politiques d’Ouvéa, Jonas Adeda tient un discours d’apaisement et de non-violence. Il estime toutefois que les prisonniers politiques sont « les oubliés des accords de Matignon-Oudinot ».
Trentenaire de l’assaut de la grotte, hommage aux 19 morts du commando indépendantiste kanak, première visite d’un président de la République, le tout à six mois d’un référendum sur l’indépendance : cela fait beaucoup de dates et de symboles pour la petite île d’Ouvéa, 3 000 habitants, cinq églises, une seule route. Reportage.
Malgré les manifestations et les barrages routiers qui tardent à être levés, malgré la situation intercommunautaire et diplomatique explosive, le département de Mayotte se prépare à vivre ce dimanche 25 mars le second tour d’une élection législative partielle.
Le Congrès de Nouvelle-Calédonie a fixé, après des débats houleux, la date du référendum d’autodétermination au 4 novembre 2018. À mesure que l’échéance approche, les anti-indépendantistes sont de plus en plus divisés.
Très remontés contre les migrants venus du reste de l’archipel des Comores, les Mahorais manifestent depuis trois semaines contre l’insécurité qui sévit sur leur île. Sur place, la ministre des outre-mer a annoncé des renforts de police et laisse entendre que le gouvernement français pourrait réformer le droit du sol dans ce cas précis.