Jonas Adeda: «Les études de nos enfants sont nos nouvelles armes»

Par

Membre du groupe de Kanak réfugiés avec ses otages dans la grotte en 1988, président de l’Association des anciens prisonniers politiques d’Ouvéa, Jonas Adeda tient un discours d’apaisement et de non-violence. Il estime toutefois que les prisonniers politiques sont « les oubliés des accords de Matignon-Oudinot ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ouvéa (Nouvelle-Calédonie), envoyé spécial.– Tout au nord d'Ouvéa, la tribu de Téouta est celle qui a perdu le plus grand nombre de membres lors de l'assaut mené par l'armée française, le 5 mai 1988. Sur 19 morts à Gossanah, pas moins de sept jeunes hommes de la tribu de Jonas Adeda ont laissé leur vie. Lui est un survivant.