La question de la restitution des terres aux autochtones empoisonne la Nouvelle-Calédonie

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Pour les uns, le sujet est « réglé » depuis longtemps. Pour les autres, en 2018, revendiquer des terres au nom du peuple kanak est légitime et indispensable. Quarante ans après les premières restitutions, et à cinq mois du référendum sur l’indépendance, le foncier accapare toujours la vie publique du Caillou.

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Nouméa (Nouvelle-Calédonie), de notre correspondant. - « L’installation française sur un territoire ne manquait pas de faire surgir très rapidement le problème du sol et de sa propriété. (...) Avec le temps, les Européens finirent par croire que le problème était réglé. Ils furent donc souvent surpris de voir resurgir la revendication indigène sur la terre, quelques décennies plus tard. » Dans son livre Colonisations et décolonisations françaises depuis 1850, paru chez Armand Colin en 1999, l’historien Bernard Phan resitue dans un temps très long le débat qui n’en finit plus de secouer la Nouvelle-Calédonie.