En finir avec les idées reçues sur le « FN, parti des ouvriers »

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Si des terres de gauche basculent vers l’extrême droite, ce ne sont pas les ouvriers qui votaient hier pour la gauche qui votent désormais pour le FN. C'est ce qui ressort des travaux des chercheurs Nonna Mayer et Florent Gougou. Ils démontrent qu'il s'agit plutôt d'un « droito-lepénisme » que d'un « gaucho-lepénisme », thèse pourtant dominante dans les médias.

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Le Front national, parti des ouvriers ? C’est ce que claironne Marine Le Pen. Ce spectre d'une domination absolue du FN chez les ouvriers plane sur les élections municipales et européennes. Pour son premier colloque, mardi soir, le nouvel Observatoire des radicalités politiques (ORAP), qui rassemble des chercheurs travaillant sur l’extrême droite, s'est penché sur « la réalité de ce vote, sa complexité et sa progression ».