Après les révélations de Mediapart, l’Institut Baguer affiche une nouvelle direction

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À la mi-avril, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées avait reconnu, après notre enquête sur des maltraitances dans cet établissement public pour enfants sourds, « une chaîne de dysfonctionnements ».

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Après les révélations de Mediapart en avril dernier, l’Institut départemental Gustave Baguer, qui accueille des enfants malentendants ou souffrant de troubles du langage, change officiellement de direction. Alors que notre enquête révélait à la fois des maltraitances et l’absence de réaction des autorités de tutelle (l’Agence régionale de santé et la Maison départementale des personnes handicapées), pourtant alertées depuis 2020, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées avait reconnu « une chaîne de dysfonctionnements » et s’était engagée, à la mi-avril, à suivre personnellement ce dossier.

L'Institut départemental Gustave-Baguer dans les Hauts-de-Seine. © Epicuria architectes. L'Institut départemental Gustave-Baguer dans les Hauts-de-Seine. © Epicuria architectes.

D’après nos informations, son cabinet a proposé à l’ARS de confier un mandat de gestion à l’Epnak, un organisme spécialisé dans le handicap, qui va donc administrer l’institut jusqu’à la fin de l’année 2021. C’est Laïla Bougis, la directrice Île-de-France de l’Epnak, qui reprend les rênes à la place de l’ancien directeur, visé par les reproches de nombre de familles et de salariés.

Le conseil d’administration a voté à la mi-mai en faveur de cette proposition qui devrait permettre aux familles et aux professionnels d’être associés à la reconstruction et qui s’appuiera sur les conseils d’un comité scientifique et éthique.

En parallèle, les enquêtes continuent. Les services de l’inspection de l’ARS ont auditionné des professionnels et des enfants. Et alors que plusieurs plaintes ont été déposées par des familles, le commissariat d’Asnières-sur-Seine poursuit les investigations diligentées par le parquet de Nanterre.

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