Face aux violences sexuelles, les «zones grises» des magistrats

Par Marie Barbier

Des magistrats confient à Mediapart les difficultés qu’ils rencontrent pour poursuivre ou condamner les auteurs d’infractions sexuelles. Des enquêtes préliminaires aux cours d’assises, en passant par la définition du viol et le manque de moyens, ils admettent buter à presque toutes les étapes. Témoignages.

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Ils sont les piliers d’une institution fortement critiquée pour son manque d’efficacité contre les violences sexuelles. « Une plainte pour viol sur dix aboutit à une condamnation, a lancé Adèle Haenel début novembre sur le plateau de Mediapart. Je crois en la justice, mais elle doit se remettre en question pour être représentative de la société. » Que pensent les magistrats de leurs difficultés – quand ils veulent bien les reconnaître – à punir ce type de crimes et de délits ?