Lutte anti-mafia: la France à la traîne

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Le procès de l’assassinat de Richard Casanova, pilier du gang corse de la Brise de mer, s’ouvre lundi. Y comparaît notamment Claude Chossat, premier « repenti » corse, qui ne bénéficie ni du statut ni de la protection qui l’accompagne. Un cas qui met en lumière le retard français en matière de lutte contre le grand banditisme.

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« Et si… je parlais ? Et si je me vidais de tout ce poids qui m’étrangle ? Je n’en peux plus de cette crasse qui me colle à la peau, de ce monde pourri de la mafia corse, de ce cortège de mort, de ce suaire que j’ai posé dessus. J’ai touché le fond de l’humanité. J’en suis même sorti. Je suis arrivé au terme de mon voyage. » Claude Chossat a ouvert ses valises le 17 décembre 2009. Arrêté quelques semaines plus tôt à deux pas de la frontière suisse où il s’était retiré pour fuir les règlements de comptes, l’homme décide ce jour-là de collaborer avec la police, en racontant tout ce qu’il sait du gang de la Brise de mer.