Piqué au vif, le gouvernement a enfin réagi, mercredi 28 octobre, aux critiques de la Cour des comptes sur la très chère présidence française de l'Union européenne, formulées dans un rapport remis à la commission des finances du Sénat et dévoilé par Mediapart. Alors que l'institution financière souligne «le coût parfois élevé des opérations» (menées du 1er juillet au 31 décembre 2008), leur «utilité publique variable», et le caractère «parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies», le ministre du budget, Eric Woerth, a répliqué sur RMC: «On n'a pas à rougir!», assumant les 170 millions d'euros déboursés en six mois – environ un million par jour.