La Parisienne Libérée : « Huit morts de trop »

Chaque semaine, La Parisienne Libérée chante l'actualité. Aujourd'hui : la communication gouvernementale à propos de l'affaire Mohamed Merah.

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HUIT MORTS DE TROP

Paroles et musique : la Parisienne Libérée
« Un terroriste implacable a semé la mort sur son passage pendant huit jours. Huit jours de trop, et surtout, sept morts de trop. »
N. Sarkozy - BFMTV - 27.03.12 [à 0’09]
Ils n’ont pas trouvé la potion
Mais posent un diagnostic :
Autoradicalisation
Salafiste Atypique
Quand je vois ce qu’ils télévisent
Au peuple de 20h
Je sens que je m’autoradicalise
Est-ce que c’est grave, docteur ?
Ils voulaient l’attraper vivant
Mais ça n’a pas marché
À part ça, sur les autres plans,
Tout s’est très bien passé
Les sept victimes assassinées
Et le tueur au frigo
À moins que je ne sache pas compter
Ça fait huit morts de trop
Le ministre de l’intérieur
S’est payé le déplacement
Pour suppléer le procureur
Et les communicants
On a subi ses commentaires
Son genre d’informations
L’objectivité légendaire
De ses explications
« Et puis à la fin, Mohamed Merah a sauté par la fenêtre avec une arme à la main, en continuant à tirer. Il a été retrouvé mort au sol. »
C. Guéant - Toulouse Infos - 22.03.12  [à 2’00]
Ils voulaient l’attraper vivant
Mais ça n’a pas marché
À part ça, sur les autres plans,
Tout s’est très bien passé
Les sept victimes assassinées
Et le tueur au frigo
À moins que je ne sache pas compter
Ça fait huit morts de trop
C’est pas en filtrant l’internet
Qu’on obtiendra justice
Mieux vaut une commission d’enquête
Qu’un éternel supplice
C’est pas en traitant l’assassin
De monstruosité
Qu’on oubliera qu’il est humain
Ni qu’on l’aura jugé
« Ces crimes ne sont pas les crimes d’un fou, parce qu’un fou est irresponsable. Ces crimes sont ceux d’un monstre […] »
N. Sarkozy - AFP - 22.03.12 [ à 0’09]
Ils voulaient l’attraper vivant
Mais ça n’a pas marché
À part ça, sur les autres plans,
Tout s’est très bien passé
Les sept victimes assassinées
Et le tueur au frigo
À moins que je ne sache pas compter
Ça fait huit morts de trop

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