Décrocheurs de portraits de Macron: deux mondes s’affrontent au tribunal

Six personnes étaient jugées mardi pour le décrochage d’un portrait du président, début mars, dans une petite mairie de l’Ain. Elles plaident l’urgence écologique qui les a poussées à agir pour obtenir enfin de l’État des actes concrets. Le procureur, lui, ne voit que des délinquants.

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« Pas de photo, vous m’effacerez cette photo, c’est interdit, tout comme il est interdit de manger ici. » Le président du tribunal correctionnel n’est pas encore entré dans la salle d’audience, mais le procureur fait déjà la police. Un avocat passe dans les rangs et s’adresse aux soutiens venus en nombre : « Le procureur est sévère, donc pas de bouffe ou de portable pendant toute l’audience. » Tout au fond, contre le mur, une autre procureure, en tenue civile, se tourne vers son voisin : « On est vraiment les mal-aimés. »

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