France Parti pris

Attentat à Bayonne: le jour où Castaner est devenu bien prudent

En refusant de nommer l’attentat de Bayonne pour ce qu’il est, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, familier des abus de langage et piètre politique, aggrave encore son cas.

Michel Deléan

29 octobre 2019 à 19h39

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Si l’on avait ne serait-ce qu’une once de bienveillance, on avancerait l’hypothèse selon laquelle le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a appris de ses erreurs et qu’il est enfin devenu prudent dans son expression publique. Lundi 28 octobre, commentant sur Twitter l’attaque sanglante (deux blessés graves) contre une mosquée de Bayonne commise quelques heures plus tôt par un ancien candidat FN, le premier flic de France a utilisé un terme très curieux pour évoquer l’événement sans le qualifier : « Les faits commis à la mosquée de Bayonne émeuvent et indignent chacun d’entre nous », se borne à écrire Castaner, qui ajoute toutefois : « Mes premières pensées vont aux blessés et à leurs proches. Solidarité et soutien à la communauté musulmane dont je mesure le choc et l’effroi. »

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Droite — Enquête
Guillaume Peltier met l’argent public au service de sa petite entreprise politique
Le député Guillaume Peltier, figure des Républicains qui flirte avec l’extrême droite, a organisé tout un système pour servir son destin personnel, qu’il imagine présidentiel. Mais d'après notre enquête, son projet se construit avec des moyens publics. Et certains de ses plus grands donateurs obtiennent des avantages douteux.
par Sarah Brethes et Antton Rouget

Nos émissions