Attentat à Bayonne: le jour où Castaner est devenu bien prudent

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En refusant de nommer l’attentat de Bayonne pour ce qu’il est, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, familier des abus de langage et piètre politique, aggrave encore son cas.

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Si l’on avait ne serait-ce qu’une once de bienveillance, on avancerait l’hypothèse selon laquelle le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a appris de ses erreurs et qu’il est enfin devenu prudent dans son expression publique. Lundi 28 octobre, commentant sur Twitter l’attaque sanglante (deux blessés graves) contre une mosquée de Bayonne commise quelques heures plus tôt par un ancien candidat FN, le premier flic de France a utilisé un terme très curieux pour évoquer l’événement sans le qualifier : « Les faits commis à la mosquée de Bayonne émeuvent et indignent chacun d’entre nous », se borne à écrire Castaner, qui ajoute toutefois : « Mes premières pensées vont aux blessés et à leurs proches. Solidarité et soutien à la communauté musulmane dont je mesure le choc et l’effroi. »