120.000 fonctionnaires en moins ? "Aucun sens" dit Bayrou

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Le projet du gouvernement de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique relève d'une logique arithmétique qui n'a "aucun sens", a jugé mercredi François Bayrou, principal allié de La République en marche (LaRem) au sein de la majorité.
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PARIS (Reuters) - Le projet du gouvernement de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique relève d'une logique arithmétique qui n'a "aucun sens", a jugé mercredi François Bayrou, principal allié de La République en marche (LaRem) au sein de la majorité.

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Comptes publics, a réaffirmé mardi cet objectif que l'exécutif promet de tenir d'ici à la fin du quinquennat.

"Cette arithmétique n'a aucun sens", a déclaré François Bayrou sur France Inter. "La question du nombre a pollué depuis des décennies la réflexion sur l'action publique.

"La question n'est pas tant des moyens; on sait bien qu'il faudra faire des économies", a ajouté le maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et président du MoDem, deuxième composante de la majorité à l'Assemblée nationale.

"Par exemple, je pense qu'on a le devoir d'inventer une présence de l'Etat dans des chefs-lieux de canton aujourd'hui abandonnés, mais on n'est pas obligés d'avoir toutes les administrations qui ont chacune un bureau l'un à côté de l'autre", a encore dit l'ex-ministre de la Justice.

Emmanuel Macron a s'est donné comme objectif une réduction de 50.000 postes équivalents temps plein dans la fonction publique d'Etat et 70.000 postes dans la fonction publique territoriale.

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