Le mouvement social ralentit? Un train peut en cacher un autre

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Un mois après le début de la grève à la SNCF, le mouvement social donne des signes d’essoufflement et les supporteurs d’Emmanuel Macron se réjouissent. Pourtant, le mois de mai reste incertain pour le chef de l’État, et ses lendemains politiques sont loin d’être assurés.

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L’avenir ne se dessine pas dans les rétroviseurs. Il y a peu de chances que mai 2018 ressemble à Mai 68, et la longue grève des cheminots d’aujourd’hui n’est pas celle de 1995. Cinquante ans après la vague de fond de 68, le président de l’encore Cinquième République ne disparaît pas à Baden-Baden mais va proclamer à Washington sa volonté de tenir bon. Et vingt-deux ans après le mouvement qui a plié les bottes d’Alain Juppé, le blocage de deux jours par semaine, qui promettait pourtant une forme de supplice de la goutte d’eau, ne paraît pas en mesure de stopper la réforme de la SNCF.