Affaire Woerth: Montebourg tempête, Royal cogne et le PS cherche une stratégie

Par

Tandis que Ségolène Royal se déchaîne sur TF1 et qu'Arnaud Montebourg presse de passer à l'attaque, Solférino et le groupe parlementaire préfèrent poser des questions, sans certitude d'obtenir des réponses.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Comme un parfum d'an 2000. A l'époque, en pleinesuccession d'affaires autour de Jacques Chirac, Arnaud Montebourg se bagarrait pour faire traduire le président en cour de justice de la République. Il avait dû plier face au refus des dirigeants socialistes, notamment le premier ministre Lionel Jospin et ses proches, François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry. Ils refusaient alors de porter le fer, à deux ans d'une élection présidentielle qu'ils estimaient gagnée d'avance. Pas question alors de «jouer le jeu des extrêmes» en se faisant les «chevaliers blancs populistes» de l'anti-corruption.