L'Etat veut-il vraiment gagner le procès Tapie?

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Pour juger définitivement l'affaire Adidas, la cour d'appel de Paris a tenu mardi une audience qui a pris une tournure surréaliste. Plaidoirie inaudible et médiocre de l'avocat de l'État, absence délibérée du parquet : tout s'est déroulé comme si l'État s'appliquait à jouer contre ses intérêts. Arrêt le 3 décembre.

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C’est une étrange audience à laquelle a donné lieu l’examen, pour la dernière fois, par la cour d’appel de Paris du volet civil du scandale Tapie, c’est-à-dire l’affaire de la vente d’Adidas. Une étrange audience parce que, au lendemain de l’annulation de l’arbitrage frauduleux (lire Affaire Tapie : l’arbitrage frauduleux est annulé), les différentes parties ont fait comme s’il ne s’était rien passé. Et l’on a assisté à une confrontation judiciaire banale, presque ronronnante, telle qu’elle aurait pu se dérouler voici dix ans sinon plus. Sans qu’il ne soit jamais fait mention des graves irrégularités auxquelles l’affaire a donné lieu, ni surtout des révélations apportées par l’enquête judiciaire.