Samu social: l'État demande une sélection des personnes en détresse

Par

Le Samu social de Paris coûte cher. Les nuits d'hôtel, destinées à pallier le manque de places en centres d'hébergement, font exploser le budget accordé par l'État. Le nombre de personnes prises en charge va donc être limité par de nouveaux critères. Une mesure qui conduira, selon la Mairie de Paris, «à remettre à la rue plusieurs centaines de familles».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Des mesures contraires aux principes d'accueil inconditionnel et de continuité des prises en charges fixées par la Loi.» Bertrand Delanoë ne prend pas de gants pour condamner les dispositions prises par l'État afin de réduire le budget du Samu social de Paris, qui n'avait jamais cessé d'augmenter depuis la création du GIP en 1995.