Ventes d’armes de la France: un trafic toujours opaque

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Deux rapports officiels très attendus sur les ventes d'armes de la France ont été rendus publics ce mercredi. Dans les faits, le manque de détails prévaut, et rien ne permet d'établir que des armes françaises sont utilisées par exemple au Yémen pour commettre des crimes de guerre.

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Grande nouveauté dans le monde opaque du commerce des armes : dans le cadre du traité de l'Onu sur le commerce des armes (TCA), la France a remis ce 1er juin au secrétariat du traité, à Genève, son rapport annuel sur ses exportations et importations d'armes. Le TCA n'oblige pas les États à rendre public ce rapport ; la France s'en est néanmoins acquittée. Quatre pages sont désormais à la disposition des citoyens curieux de ce commerce. Dans les faits, rien de neuf cependant : les informations fournies sont les mêmes que celles délivrées dans le cadre du Registre des armes classiques des Nations uniesAu même moment et comme chaque année, le ministère de la défense a également rendu public son rapport annuel au Parlement.