Deux semaines et déjà des questions sur l'Union pour la Méditerranée

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Deux semaines après le lancement à grand spectacle, à Paris, de l'Union pour la Méditerranée, l'ampleur ainsi que l'origine des moyens financiers que nécessite la mise en œuvre des projets annoncés par la France continuent d'alimenter le scepticisme des observateurs. L'Union européenne n'est pas pressée de contribuer et les problèmes d'organisation demeurent entiers.

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À L'Elysée, la satisfaction était de mise au soir du 13 juillet. Le sommet parisien entérinant la création de l'Union pour la Méditerranée (UPM) était un succès. Après avoir longtemps laissé planer le doute, le président algérien Bouteflika était finalement de la partie, aux côtés de Bachar el Assad, d'Ehoud Olmert et de 40 autres représentants de nations. Le 18 juillet sur France 24, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, ne cachait pas son enthousiasme et se réjouissait de la création d'«un pont au-dessus de la Méditerranée» comme base de départ d'une réalisation politique ambitieuse.