Au Brésil, les activistes écolos dans le viseur de Bolsonaro

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Il veut classer le Mouvement des sans-terre parmi les groupes terroristes et soutenir les grands projets d’infrastructures portés par l’agrobusiness ou le secteur minier. Le « carbo-fasciste » Jair Bolsonaro, qui sera investi président le 1er janvier, inquiète les activistes au Brésil : « Un massacre se prépare » pour l’environnement, met en garde l’un d’eux, alors que la COP24 s’ouvre lundi en Pologne.

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Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.-  Les aboiements des chiens réveillent la petite maison en pleine nuit. Depuis quelques jours, toute l’aldeia (le village) est sur ses gardes, attentive à la moindre alerte. Dans le territoire indigène (TI) Morro do Carvalho, situé dans l’État de Santa Catarina, dans le sud du Brésil, les veilles de jour férié sont des moments de tension. « La FUNAI [l’organisme de protection des indigènes – ndlr] ferme, les effectifs de police sont réduits », explique la cacique Eunice Kerexu.