Etre socialiste et colonisateur dans l’Algérie colonisée

Par

Quelque part entre les anticolonialistes et les colonialistes, des hommes militèrent au Parti socialiste dans l’Algérie colonisée. L’historienne Claire Marynower leur a consacré un ouvrage : peut-on être de gauche et colonisateur de « bonne volonté » ?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Claire Marynower se passionne pour l’histoire du Maghreb à l’époque coloniale. Agrégée d’histoire, enseignante à l’Institut d’études politiques de Grenoble, elle signe aux éditions PUF (Presses universitaires de France) un ouvrage singulier, version remaniée et augmentée de sa thèse de doctorat soutenue cinq ans plus tôt : L’Algérie à gauche, 1900-1962. Une radiographie du Parti socialiste de l’Algérie colonisée du début du XXe siècle à l’indépendance. La gauche socialiste a été jusqu’ici rarement étudiée, contrairement au Parti communiste algérien (le PCA), et c’est ce qui motive la jeune chercheuse : raconter ces militants socialistes, « ni des héros ni des victimes », leur diversité, leur complexité.