Dans les villages frontaliers, au Liban-Sud, la peur du dimanche soir

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Vivant dans la hantise d’une réédition de la guerre de 2006, beaucoup d'habitants du sud du Liban, à la frontière avec Israël, ont fui ou fait des stocks de provisions avant le retour au calme, relate Patricia Khoder pour le quotidien beyrouthin L'Orient-Le Jour.

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Dimanche soir, Bassam, un habitant du village frontalier de Rmeich, s’est précipité dans plusieurs épiceries pour faire des stocks de vivres. « Comme beaucoup de monde, j’ai acheté du sucre, du sel, du riz, des pâtes, des conserves… et j’ai été à Aïta el-Chaab (village voisin) où j’ai acheté un sac de 25 kilos de farine », dit-il en montrant le sac resté dans le coffre de sa voiture. « En ce début de mois, au lieu de payer les frais d’inscription à l’école de mes quatre enfants, j’ai fait d’énormes provisions. Je ne veux pas revivre le cauchemar de juillet 2006 », ajoute-t-il.