Yvette, Boubié et les autres : caméra citoyenne au Burkina Faso

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Deux films de 20 minutes environ, l'un sur le travail d'une femme, l'autre sur le travail des hommes. Tous deux tournés dans un village burkinabé. Les réalisateurs sont les villageois qui ont saisi la caméra pour parler « des préoccupations pressantes qui sont les leurs ».

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Yvette habite le village de Perkoan, à 135 km à l'ouest de Ouagadougou, au Burkina Faso. C'est sa voisine qui la filme et le mari de celle-ci l'interroge. Yvette Kamyala raconte qu'elle aurait aimé être fonctionnaire, qu'elle n'a pas les moyens d'envoyer ses enfants à l'école, qu'elle a « un bon travail puisqu'(elle) y va volontairement ». Elle cultive et cuisine – « comme toutes les femmes ici » –, cherche du bois ou de l'or. Elle « n'est pas découragée ». La caméra la suit dans tous ses gestes, dans le village et alentour. Les questions se font précises, elle y répond sincèrement. Yvette raconte sa vie, celle de ses cousines. Et celle de la réalisatrice.