UE: L'Italie bloque l'adoption d'une déclaration sur le Venezuela

Par
L'Italie a bloqué lundi l'adoption d'une déclaration des pays de l'Union européenne reconnaissant le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Juan Guaido comme chef de l'Etat par intérim, a-t-on appris de sources diplomatiques à Bruxelles.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

BRUXELLES (Reuters) - L'Italie a bloqué lundi l'adoption d'une déclaration des pays de l'Union européenne reconnaissant le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Juan Guaido comme chef de l'Etat par intérim, a-t-on appris de sources diplomatiques à Bruxelles.

Dix des 28 pays de l'Union européenne - la France, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède, le Portugal, les Pays-Bas et la République tchèque - ont reconnu lundi Juan Guaido en tant que président vénézuélien par intérim.

Dans un entretien au journal Corriere della Sera de lundi, Juan Guaido dit justement l'importance qu'il accorde au soutien de l'Italie dans son bras de fer avec le président Nicolas Maduro.

"Nous ferons tout ce qui est possible pour que le gouvernement italien ajoute son soutien - qui est très important pour nous - à celui du reste de l'Union européenne", dit Juan Guaido.

Le président de la République italienne Sergio Mattarella a invité les deux partis de la coalition gouvernementale à Rome, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S), à surmonter leurs divergences et à apporter leur soutien à Juan Guaido.

Si la Ligue d'extrême droite a exprimé son soutien au président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, le M5S a refusé de le faire.

"Poser des ultimatums, imposer des sanctions (...), c'est ouvrir la voie à une intervention militaire", a déclaré Alessandro Di Battista, l'un des dirigeants du M5S.

"Le Mouvement 5 Etoiles et ce gouvernement ne reconnaîtront jamais quelqu'un qui se proclame de lui-même président", a-t-il ajouté.

Pour Matteo Salvini, président de la Ligue et vice-président du Conseil, "Maduro est l'un des derniers dictateurs de gauche qui gouverne par la force et affame son peuple".

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale