Nouvelle fuite massive de documents, nouvelle attaque contre l’industrie de la finance mondialisée, nouvelle cible. Les « Panama Papers », publiés depuis dimanche 3 avril au soir par 107 médias répartis dans 76 pays, constituent une mine d’informations inégalée sur les secrets d’une des dernières places fortes du secret bancaire. Et sur ses milliers de clients, chefs d’État, leaders politiques, hommes d’affaires, sportifs ou simples anonymes. 370 journalistes ont travaillé sur la plus vaste fuite de documents de l’histoire : 11,5 millions de fichiers en provenance directe du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore. Les informations vont de 1977, date de la création du cabinet, à 2015, et sont issues d’une multitude de documents internes, de listings administratifs à des échanges e-mail entre la société et ses clients.