La justice argentine relance le débat sur la transition post-franquiste en Espagne

Par

L’ancien ministre espagnol Martín Villa a répondu jeudi aux questions d’une juge dans le cadre d’une procédure ouverte à Buenos Aires sur les crimes du franquisme. Au cœur de l’affaire : le legs des années de transition qui ont suivi la mort du dictateur, sujet encore tabou en Espagne.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Homme clé du franquisme finissant, ou bien figure pacificatrice de la période de transition ouverte en Espagne après la mort de Franco en 1975 ? Martín Villa a fini par se plier à l’interrogatoire de la juge argentine María Servini, jeudi 3 septembre, durant plus de trois heures, par vidéoconférence depuis les locaux du consulat de l’Argentine à Madrid. L’ancien ministre espagnol et patron d’entreprise, né en 1934, devait répondre d’une accusation de « délits d’homicide aggravé ». Cette procédure a été ouverte en 2010 à Buenos Aires au nom du principe de « justice universelle », selon lequel les crimes contre l’humanité ne peuvent être prescrits, quoi qu’en dise la justice espagnole.