Un mois après Cologne, l'enquête piétine, la rumeur enfle

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Alors que débute le carnaval de Cologne, de nombreuses zones d'ombre demeurent dans l'enquête sur les violences sexistes ayant eu lieu ici la nuit du nouvel an. Nuisant au débat public, le flou est exploité par les mouvements d'extrême droite islamophobes.

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Berlin, de notre correspondant.- « Kölle alaaf », c’est avec ce célèbre appel rituel – qui signifie quelque chose comme « Rien de mieux que Cologne » – que la maire de la ville Henriette Reker, habillée du traditionnel uniforme rouge de la garde municipale, a ouvert jeudi 4 février au matin les festivités du carnaval de Cologne. Soit un peu plus d’un mois après les agressions de la Saint-Sylvestre. Comme une réponse aux attaques sexuelles qui ont profondément choqué l’Allemagne, le plus célèbre carnaval d’Allemagne démarre avec la « nuit des femmes » (Weiberfastnacht), pendant laquelle les Colonaises et leurs invitées embrassent qui bon leur semble et coupent les cravates des hommes qu’elles croisent.