En Algérie, le vent de dégagisme souffle toujours aussi fort

Par

« Nous avons dit tous, c’est tous » : ce slogan a résonné partout dans le pays ce vendredi pour clamer le refus de toute implication des anciens fidèles du président déchu dans la transition politique. Plusieurs millions d’Algériens ont pris d’assaut les rues, à l’occasion des premiers grands rassemblements depuis le départ de Bouteflika.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Goulna ga3, c’est ga3 » (« Nous avons dit tous, c’est tous ») : voici l’un des slogans en darija (l’arabe dialectal, pas fermé à quelques mots de français) qui ont rythmé le septième vendredi consécutif de manifestation en Algérie. Le premier sans Abdelaziz Bouteflika, sacrifié et sommé de démissionner par l’armée mardi 2 avril, après vingt ans de règne et plus d’un mois de contestation populaire.