La ville au Japon: vers la fin du règne de l’éphémère

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La mégapole du Grand Tokyo connaît une mutation exprimant un nouveau rapport au bâti : le Japon postindustriel ne construit pas encore pour des siècles mais la culture de l'éphémère n'est plus aussi dominante. 

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À la fin du mois de mai, le premier ministre japonais Shinzo Abe a reçu ses homologues du G7 à Ise, site du plus important sanctuaire du culte shinto. Pour le dirigeant nationaliste nippon, qui a fortement « encouragé » la candidature de la préfecture de Mie pour accueillir ce conclave annuel des puissants du monde développé, le choix n’était pas innocent. Le shintoïsme d’État, version modernisée et politisée d’un culte animiste millénaire, a été instrumentalisé par le nationalisme japonais.