En Algérie, le pouvoir maintient le pays dans l’impasse

Par

Le pouvoir algérien a dû se résoudre à annuler l’impossible présidentielle du 4 juillet, mais il maintient le pays dans l’impasse en refusant de se plier au vœu de démocratie du peuple. Ce dernier renchérit dans la contestation, après la mort du militant mozabite Kamel Eddine Fekhar.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Pour la deuxième fois de l’année et en l’espace de quelques semaines, une grande première dans l’histoire du pays, l’élection présidentielle est annulée en Algérie. Après celle du 18 avril qui devait consacrer pour un cinquième mandat un président fantôme, au seuil de sa vie et depuis déchu par le peuple, c’est au tour de celle du 4 juillet. Il est « impossible » de l’organiser, a fini par admettre le Conseil constitutionnel dans un communiqué, dimanche 2 juin, faute de candidatures. À un mois de sa tenue, seuls deux illustres inconnus – Abdelhakim Hamadi, un ingénieur en mécanique, et Hamid Touahri, un vétérinaire – étaient candidats.