La Lettonie reste hantée par ses fantômes

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En Lettonie, pays qui n'a retrouvé son indépendance qu'il y a 23 ans, vit une importante communauté russophone, dont la moitié n'a pas la citoyenneté du pays. Le passé soviétique pèse encore. Reportage à Riga, la capitale.

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De notre envoyée spéciale à Riga, en Lettonie.-  C'est l'histoire d'un « non-citoyen » de Lettonie, Oleg. Un jeune homme, issu de la communauté russophone, qui émigre à Bruxelles pour trouver du travail. Il essuie les difficultés d'intégration, la concurrence entre migrants, le boulot au noir… et comprend peu à peu qu'il travaille comme un esclave. Cette histoire, c'est la trame du prochain film de Juris Kursietis, jeune cinéaste letton prometteur qui court en ce moment les festivals européens pour présenter son premier long métrage, Modris, centré sur le parcours d'un autre russophone, un adolescent de la banlieue de Riga.