Grande-Bretagne: David Cameron et la fin de l'état de grâce

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Le premier ministre britannique a fêté ses 100 jours cet été dans un concert de louanges. La rentrée s'annonce plus difficile entre deux scandales, un allié tourmenté et bientôt un nouvel adversaire travailliste.

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Le propre des états de grâce, c'est qu'ils finissent toujours par s'achever en disgrâce, cf. Tony Blair. Après avoir été immensément populaire – et pas uniquement dans son propre pays –, l'ancien premier ministre britannique est aujourd'hui conspué à l'occasion de la sortie de ses mémoires, au point de devoir annuler des sessions de dédicaces pour éviter de recevoir des œufs sur le coin de la figure. Son successeur David Cameron – après l'intermède Gordon Brown – est bien loin de ce niveau d'impopularité mais, après avoir connu un été où il a surfé sur la crête d'une belle vague porteuse, il commence à en aborder la descente.