Comme Moubarak, al-Sissi est invité à «dégager» par la colère de la rue égyptienne

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Depuis deux semaines, la police égyptienne réprime avec brutalité les manifestations qui dénoncent la corruption du régime et réclament le départ du maréchal-président. En continuant à le soutenir et à l’armer, avertit Amr Darrag, ancien ministre du gouvernement renversé en 2013, la France piétine ses valeurs morales et compromet ses intérêts dans la région.

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Huit ans après la chute de Moubarak, emporté par un soulèvement populaire historique, l’Égypte est-elle à la veille d’une autre révolte, contre le maréchal-président Abdel Fattah al-Sissi, installé au pouvoir par son coup d’État militaire de juillet 2013 ? Déclenchées par la mise en ligne sur les réseaux sociaux, depuis le 20 septembre, d’une série de vidéos accusant le dictateur et l’armée de corruption, des manifestations ont éclaté au Caire et dans plusieurs autres villes, avec le même mot d’ordre : « Sissi, dégage ! »