L’inquiétude grandit sur les armes fournies aux Libyens

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La capture du Nord-Mali et l'assassinat de Chris Stevens entretiennent le débat sur la destination des armes fournies par les Occidentaux aux insurgés lors de la guerre en Libye, et sur le rôle du Qatar dans ces livraisons.

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En anglais, le terme officiel dans les milieux militaires et du renseignement est « blowback », que l’on peut traduire en français par « retour de manivelle ». L’exemple le plus emblématique est celui de l’Afghanistan : dans les années 1980, les Américains soutiennent les moudjahidines qui se battent contre l’armée soviétique, dont un certain Saoudien nommé Oussama Ben Laden, et leur fournissent notamment des missiles sol-air Stinger, diaboliquement efficaces contre les hélicoptères russes. Dix à vingt ans plus tard l’ennemi le plus acharné des États-Unis n’est autre que Ben Laden ; nombre de moudjahidines émargent chez les talibans ; et des Stinger sont occasionnellement tirés contre des aéronefs américains, ce que Washington fait tout pour cacher (heureusement, il y a Wikileaks).